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 Cursus d'infiermerie:

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MessageSujet: Cursus d'infiermerie:   Ven 6 Avr - 23:43

http://www.univers-rr.com/lengadoc.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippocrate
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_humeurs
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_%C3%A9l%C3%A9ments
http://www.medieval-moyen-age.net/categorie-11631982.html
Spoiler:
 
http://www.medieval-moyen-age.net/categorie-11631982.html

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Laroussefr_-_Article/11021983

Klara. fête son anniversaire le 23 Décembre.


uriel a écrit:
I - La théorie simplifiée des Elements et celle des Humeurs


Tout ce qui est, au sein de la création comme dans l’homme, est composé de ces quatre éléments : 4 règnes (minéral, végétal, animal et humain), 4 saisons, 4 directions, 4 tempéraments et 4 humeurs : sang, pituite, bile jaune et bile noire. Leur juste proportion est la garantie d’une bonne santé.

*La bile jaune est chaude et sèche, elle prédomine en été et est l’humeur des personnes colériques (appelées aussi bilieuses), agitées intérieurement et qui ne s‘énervent que rarement. Organe associé : la rate.

*Le sang, chaud et humide, est l’humeur du printemps et des gens sanguins, personnes s‘emportant assez souvent puisque c‘est leur nature. Organe associé : le cœur.

*Le Phlegme ou Pituite, froid et humide, est prépondérant en hiver et humeur des flegmatiques, sujets à la somnolence et la sérénité. Organe associé : le cerveau.

*La bile noire, froide et sèche, est l’humeur de l’automne et des mélancoliques, qui ont tendance a être dépressif lorsque le temps est gris. Organe associé : le foie.



La maladie est alors perçue comme un déséquilibre des humeurs, entraînant des symptômes que l’on va s’efforcer de corriger par les qualités de l’élément opposé. Une maladie froide et humide, les qualités les plus contraires à l’homme, nécessite des aliments chauds et secs. Cette notion de froid/chaleur n’a aucune relation avec la température ambiante, mais participe à la perception de la nature des aliments au travers des sens : le poivre ou la moutarde produisent une sensation de brûlure, comme le feu, la laitue ou la pêche rafraîchissent, comme l’eau.

Le système est complexe et s’adapte à chacun selon son âge, son sexe, la saison ou l’endroit où il vit. La femme est plus froide et plus humide que l’homme, les vieillards sont plus froids et plus secs, les jeunes plus chauds et plus humides. Les gens du sud sont plus chauds que ceux du nord. L’hiver est froid et humide, l’été chaud et sec. Un temps pour chaque chose et à chacun ses aliments. C’eût été, par exemple, un risque inconsidéré que de vouloir manger cru un concombre en hiver ou boire moult hypocras en plein été ! Assaisonner, c’est rendre compatible un aliment selon le lieu et le moment où il est ingéré.



Questions

a) Quelles questions posez-vous à un nouveau patient pour connaître son humeur dominante ?

b) D’après ces indications, pouvez-vous me dire quelle est votre complexion ?


Dernière édition par Admin le Sam 7 Avr - 1:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Sam 7 Avr - 1:09

Réponses:

a) Quelles questions posez-vous à un nouveau patient pour connaître son humeur dominante ?


A)En se qui concerne ces origines:
-Le lieu ou il ou elle est née.
-La date de naissance:s'il la connais.
Si non, s'il sait dans quel saison.
-On reconnais son sexe par ces vêtements.

B)En rapport a son vécu et sa vie actuelle:

-Son age.
S'il la connais pas,en comptant les saisons s'il s'en souviens.
S'il est aristotélicien,peut-être il a le certificat du mariage de ces parents.
Si on l'a pas,il ne nous reste que son aspect,sa façon de parler,se de quoi il se souviens
(si son dialogue est cohérent et en accord avec se que dit son entourage)
-L’endroit ou il vit actuellement.
-Quelle est son activité actuelle.
-De quoi se nourrit-il ou elle?


b) D’après ces indications, pouvez-vous me dire quelle est votre complexion ?
Étant une femme je suis plus froide et plus humide qu'un homme.
Née le 23 Décembre,donc en hiver,mon élément prépondérant dans l'organisme c'est l'eau.
Mon humeur correspondrais a ceux des flegmatiques, sujets à la somnolence et la sérénité.
Vivant dans le sud,il se peut que cette somnolence de base,soit sous l'influence de l’élément feux.
Se qui se manifesterais par une agitation intérieure,m’énervant,je l'avoue,mais rarement.

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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Sam 7 Avr - 15:08

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alun
http://www.prog-univers.com/IMG/jpg/tof11.jpg
http://www.prog-univers.com/Synthese-des-cristaux-d-Alun-de.html
----------------------
http://fr.wikipedia.org/wiki/Savon

uriel a écrit:
Uriel salua Kalara, il était ravi d'à nouveau lui donner cours.
Il savait que c'était une élève des plus douées et studieuses.

Bonjour ma sieur, il n'y a pas à me remercier, c'est bien normal !
Ah !? Je suis ravi d'avoir réussi à être un point positif dans votre vie, sincèrement.
Vous auriez bien réussi sans moi, vous êtes volontaire et consciencieuse.

Il regarda alors son travail.

A) Attention que son "humeur dominante" est peu liée à son lieu d'habitation ou au fait qu'il soit ou non baptisé.
Par contre, en effet, son âge, son activité et sa nourriture peuvent apporter des éléments, c'est bien.

Vous pouvez aussi lui demander ceci :

Citation :
Vous énervez vous facilement ?
Suez-vous rapidement pendant un effort physique ?
Avez-vous les mains froides ?
Êtes-vous plutôt nonchalant ?
Dormez-vous beaucoup ?
Buvez-vous beaucoup (d'eau:)) ?
Supportez-vous le froid facilement ?
Vous sentez-vous déprimé à l’arrivée de l’hiver ?

B) "Étant une femme, je suis plus froide et plus humide qu'un homme."
Bravo, en effet Hippocrate définit la femme comme étant de cette nature. C'est une généralité, mais pas forcément le cas à tous les coups.
Là aussi n'oubliez pas de tenir compte de votre humeur.

C'est bien, vous avez les bases, nous allons passer à la suite.


Il lui donna alors la leçon qui suivait.

II - L'hémostase


Qu'est-ce que l'hémostase ?

L'hémostase regroupe les différents mécanismes assurant la prévention des saignements spontanés et l'arrêt des hémorragies en cas de rupture de la continuité de la paroi des vaisseaux sanguins.
En fait, il s'agit de combler ce que l'on nomme une brèche vasculaire (rupture du vaisseau) par un caillot afin d'arrêter l'épanchement de sang à l'intérieur des articulations, des tissus musculaires ou autre compartiment.
Pour être clair c'est arrêter l'écoulement sanguin qui peut être plus ou moins important. Il y a plusieurs stades :
  • Écoulement simple ou petite coupure : une simple compression suffit
  • Hémorragie écoulement important et incessant : une compression plus importante, voire un garrot (en prenant soin de bien le serrer et le desserrer afin de ne pas perdre le membre) ; certaines plantes et minéraux possèdent aussi des effets anti-saignements ; la poudre d'alun.


Cas pratique : que faire ?

Il faut trouver différents moyens pour venir à bout de cette difficulté. On recommande, dans les cas de saignée ayant du mal à coaguler, de faire un point de compression et de le maintenir à l'aide d'un poids positionné sur la saignée. Une autre façon de juguler les saignements est le tamponnement avec de la charpie de coton.

Dans quelques traités de chirurgie, il est fait allusion à la ligature des vaisseaux et ce bien avant Ambroise Paré. Henri de Mondeville et Guy de Chauliac en parlent dans leurs livres respectifs, mais il est à noter que cette technique ne fut guère employée car les chirurgiens qui s'y essayeront, ligatureront vaisseaux, muscles et peau en même temps. Les résultats ne sont pas ceux escomptés, il convient donc d'être très prudent.

Le moyen qui le plus employé reste la cautérisation à chaud ou chimique. Celle-ci, dite "cautérisation ignée" se pratique avec des fers rougis. La cautérisation chimique se fait à l'aide de sulfate de cuivre par exemple.

Pour la cautérisation on se sert des épées ou des couteaux sur les champs de bataille que l'on passe sur la flamme d'un feu jusqu'à ce que la pointe de l'arme soit rougie. Dès que le bout de l'épée ou du couteau est rouge, on fait une application directement sur la plaie.
Inutile de vous dire les cris de douleurs que poussent les blessés. Pour calmer cette douleur on leur fait boire une bonne dose d'alcool fort (gnole) et pour éviter qu'ils bougent pendant cette intervention ils sont maintenus par soit d'autres compagnons d'infortune soit attachés fermement sur une table ...
La méthode est certes barbare mais peut sauver la vie ...



Questions

a) Une personne s'est entaillée le doigt avec un couteau, que faites-vous ?

b) On vous apporte une victime qui s'est fait trancher la main, que faites-vous ?

c) En tant qu'infirmier, si vous savez qu'une personne est condamnée, la soignez-vous ? Pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Mer 11 Avr - 6:03

[quote="Admin"]http://fr.wikipedia.org/wiki/Alun
http://www.prog-univers.com/IMG/jpg/tof11.jpg
http://www.prog-univers.com/Synthese-des-cristaux-d-Alun-de.html
----------------------
http://fr.wikipedia.org/wiki/Savon

[quote="uriel"]Uriel salua Kalara, il était ravi d'à nouveau lui donner cours.
Il savait que c'était une élève des plus douées et studieuses.

Bonjour ma sieur, il n'y a pas à me remercier, c'est bien normal !
Ah !? Je suis ravi d'avoir réussi à être un point positif dans votre vie, sincèrement.
Vous auriez bien réussi sans moi, vous êtes volontaire et consciencieuse.

Il regarda alors son travail.

A) Attention que son "humeur dominante" est peu liée à son lieu d'habitation ou au fait qu'il soit ou non baptisé.
Par contre, en effet, son âge, son activité et sa nourriture peuvent apporter des éléments, c'est bien.

Vous pouvez aussi lui demander ceci :

Citation :
Vous énervez vous facilement ?
Suez-vous rapidement pendant un effort physique ?
Avez-vous les mains froides ?
Êtes-vous plutôt nonchalant ?
Dormez-vous beaucoup ?
Buvez-vous beaucoup (d'eau:)) ?
Supportez-vous le froid facilement ?
Vous sentez-vous déprimé à l’arrivée de l’hiver ?

B) "Étant une femme, je suis plus froide et plus humide qu'un homme."
Bravo, en effet Hippocrate définit la femme comme étant de cette nature. C'est une généralité, mais pas forcément le cas à tous les coups.
Là aussi n'oubliez pas de tenir compte de votre humeur.

C'est bien, vous avez les bases, nous allons passer à la suite.


Il lui donna alors la leçon qui suivait.

II - L'hémostase


Qu'est-ce que l'hémostase ?

L'hémostase regroupe les différents mécanismes assurant la prévention des saignements spontanés et l'arrêt des hémorragies en cas de rupture de la continuité de la paroi des vaisseaux sanguins.
En fait, il s'agit de combler ce que l'on nomme une brèche vasculaire (rupture du vaisseau) par un caillot afin d'arrêter l'épanchement de sang à l'intérieur des articulations, des tissus musculaires ou autre compartiment.
Pour être clair c'est arrêter l'écoulement sanguin qui peut être plus ou moins important. Il y a plusieurs stades :
  • Écoulement simple ou petite coupure : une simple compression suffit
  • Hémorragie écoulement important et incessant : une compression plus importante, voire un garrot (en prenant soin de bien le serrer et le desserrer afin de ne pas perdre le membre) ; certaines plantes et minéraux possèdent aussi des effets anti-saignements ; la poudre d'alun.


Cas pratique : que faire ?

Il faut trouver différents moyens pour venir à bout de cette difficulté. On recommande, dans les cas de saignée ayant du mal à coaguler, de faire un point de compression et de le maintenir à l'aide d'un poids positionné sur la saignée. Une autre façon de juguler les saignements est le tamponnement avec de la charpie de coton.

Dans quelques traités de chirurgie, il est fait allusion à la ligature des vaisseaux et ce bien avant Ambroise Paré. Henri de Mondeville et Guy de Chauliac en parlent dans leurs livres respectifs, mais il est à noter que cette technique ne fut guère employée car les chirurgiens qui s'y essayeront, ligatureront vaisseaux, muscles et peau en même temps. Les résultats ne sont pas ceux escomptés, il convient donc d'être très prudent.

Le moyen qui le plus employé reste la cautérisation à chaud ou chimique. Celle-ci, dite "cautérisation ignée" se pratique avec des fers rougis. La cautérisation chimique se fait à l'aide de sulfate de cuivre par exemple.

Pour la cautérisation on se sert des épées ou des couteaux sur les champs de bataille que l'on passe sur la flamme d'un feu jusqu'à ce que la pointe de l'arme soit rougie. Dès que le bout de l'épée ou du couteau est rouge, on fait une application directement sur la plaie.
Inutile de vous dire les cris de douleurs que poussent les blessés. Pour calmer cette douleur on leur fait boire une bonne dose d'alcool fort (gnole) et pour éviter qu'ils bougent pendant cette intervention ils sont maintenus par soit d'autres compagnons d'infortune soit attachés fermement sur une table ...
La méthode est certes barbare mais peut sauver la vie ...



Questions

a) Une personne s'est entaillée le doigt avec un couteau, que faites-vous ?
La plaie doit être nettoyée a l'eau savonneuse* ou l'eau bouilli préalablement.
Il existe une maladie nommée tétanos qu'on connais déjà.
Ensuite on procède a une simple compression,si je m’aperçoit qu'elle saigne.

Spoiler:
 
b) On vous apporte une victime qui s'est fait trancher la main, que faites-vous ?

Certainement l’hémorragie dans ces cas est importante.
On pose son bras un peu surélevée,on doit comprimer de plus efficace,en appliquant un garrot avec un linge,une ceinture,une corde.
Se que l'on trouvera sous la main.
On doit décomprimer le même afin d’éviter la nécrose et la perte de la partie proximale au corps de son bras.
Pour favoriser la cicatrisation et éviter l’infection,on connais des plantes,les sels d'Alun.
Le plus employée et efficace,est néant moins la cautérisation ignée,c'est a dire a chaud.
On pose un couteaux (une épée si on est sur un champ de bataille) sous un feu jusqu’à se qu’il devient rouge.
On donne a boire au blessée un alcohol fort,afin de lui diminuer la douleur (une gnôle)
avant le procédé,car il risque de s’évanouir.
Pour éviter qu'ils bougent,si on est en ville on demande a ces amis qu'ils le tienne et on l’attache a la table de la cuisine.
La même méthode est employée,dans un champ de bataille.
On conseille pas,de mettre un bout de bois,dans la bouche car il peu le mordre et se blesser.
Même si cette méthode parait cruelle,elle est la plus efficace .
Ayant sauvée pas mal de vies au long de l'histoire.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Alun
http://www.prog-univers.com/Synthese-des-cristaux-d-Alun-de.html
http://les-plantes-medicinales.net/2011/04/anti-hemorragiques/
http://www.bien-etre-naturel.info/plantes/prele.html
c) En tant qu'infirmier, si vous savez qu'une personne est condamnée, la soignez-vous ? Pourquoi ?

Spoiler:
 

Selon Hippocrate:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hippocrate
Il n'est pas recommande de leur donner des médicaments ou entreprendre aucun traitement.
Mais assurer dans la mesure du possible de lui donner des soins palliatifs.
Cela veux dire,qu'a se moment,on assure le mieux qu'on peu son confort.

S'il s'alimente plus,lui mouiller la bouche,le lèvres,le visage.
Faire de sorte qu'il soit propre
Nettoyer ces yeux avec une infusion de Camomille .
Éviter si possible les lésions par décubitus sur le dos de façon prolongée,en le changeant
doucement de position en s'aidant avec des oreillers.
L’écouter en confession et prier pour son âme.
Quand son âme quittera son corps,on s’aperçoit par son visage.
Le même prend une expression différente.
Pour constater son obitus(décès) on posera un miroir sur sa bouche.

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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Ven 13 Avr - 18:24

uriel a écrit:
Une fois encore le Frère Uriel fut très content d'enseigner à Klara.
En effet, son travail était très complet, avec les sources et les preuves de ses recherches.

Et bien ma soeur, c'est une fois renouvelée, un plaisir que de vous avoir comme élève.
Que pourrais-je trouver à redire sur un travail si complet et si bien documenté ?

Seriez-vous l'élève modèle ? Celle que tous les professeurs rêvent d'avoir ?
En tous les cas, je suis bien chanceux !

Je vous donne donc sans attendre, la suite :


III - L'Analgésie


Qu'est-ce que l'analgésie ?

C'est une absence provoquée ou accidentelle de sensibilité à la douleur.

Il serait faux de croire que la douleur est mieux acceptée en des temps si durs. Les praticiens vont très tôt se pencher sur le problème d'anesthésie pré-opératoire. Au 12e siècle Roger de Parme donne la recette d'une éponge soporifique imbibée de jus de jusquiame, d'opium et de chanvre indien.
Au 13e siècle, c'est Théodoric qui lui nous livre sa recette : jus de jusquiame, jus de mandragore, jus de graine de laitue, opium, ciguë et hyoscyamus. Ces éponges sont tout d'abord imprégnées d'eau chaude puis d'une des préparations sus citées. Elle est ensuite appliquée sur le nez et la bouche du patient et ainsi agit par imprégnation des muqueuses nasales et buccales.
Cette méthode restant cependant assez difficile à doser.


Il reste aussi l'inévitable suc de pavot ou Papaver somniferum.

Des vapeurs de vinaigre chaud étaient données à respirer au malade afin de le réveiller.



Questions

a) Qu'est-ce que l'hyoscyamus ?

b) Que devez-vous toujours avoir sur vous, au cas où vous devriez endormir un patient ?
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Ven 13 Avr - 18:52

affraid affraid affraid

http://www.babyfrance.com/grossesse/historique-de-l-analgesie.html

-------------------------------------------------------------------

Questions:

a) Qu'est-ce que l'hyoscyamus ?

Dans les préparations qui sont citées par:Roger de Parme Medicastre Italien,née en 1180
et Théodoric. ou Teodoricus de Bourgognoni

Les deux contiennent cette plante qui fait partie de la famille des Solanacea
L'hyoscyamus contient entre autres L'hyoscyamine qui est un alcaloïde présent dans diverses plantes de la meme famille.
Chez les Solanacées vireuses comme la belladone, la jusquiame, la datura ou la mandragore.
Son nom est d'ailleurs lié à la jusquiame (latin scientifique Hyoscyamus).

L'hyoscyamine est l'ester de l'acide tropique gauche et du α-tropanol (tropine).
C'est l'isomère levogyre de l'atropine.
Comme cette dernière, elle a des effets parasympathicolytiques (c'est-à-dire qui s'opposent à l'action du système nerveux parasympathique) se traduisant par une tachycardie, une mydriase(dilatation des pupilles), une diminution des sécrétions (salive:bouche seche; sueur:peau sèche et chaude)
et un ralentissement du transit intestinal.

Elle agit en se liant aux récepteurs muscariniques de l'acétylcholine dans le système nerveux central et périphérique empêchant ainsi l'action du neurotransmetteur.
L'hyoscyamus a pour effet littéralement « d'agir,ou qui donner une direction » (trope) « à l'esprit ou au comportement »(psycho).
Au total:son effet est d'agir sur le comportement en engourdissant les sens.





Reference en anglais
b) Que devez-vous toujours avoir sur vous, au cas où vous devriez endormir un patient ?

Une éponge,c'est facile a demander aux pécheurs.
Si j'en ai pas avec une charpie en coton,je ferrais des des petits carrés .
Les préparations cites dans la première question,était utilisées par des médicastres.
Selon le texte on appliquais l’éponge sur les voies nasales et buccales a la foi.
Pas par une ou un infirmier.

Dans le cas d'une femme qui accouche,on ne dois rien administrer.
On a cite dans la leçon d'avant l’alcool comme boisson.
On demande s'il y en a.
S'il s'agit d'une blessure par flèche,un astat,des boules de canon(Elles existait déjà),
L'anesthésiste ou endormissement d'un patient s'impose.
Elle peut se faire avec des simples graines de coquelicot,Il fait partie de la famille des Papaveraceae .
macérés dans un flacon d’alcool,administrée par voie orale.(quelques gouttes suffisent)
Sources:
http://www.release.org.uk/drugs-law/drugs-through-time/1500-1799
http://www.memidex.com/laudanum
Pendant notre temps,l'inquisition a interdit l'usage du même.
Ou bien les faire bouillir dans lait légèrement sucrée(pour une partie de graines, le double du liquide)
Autour d'une heure et demi.
Source:ancienne pâtisserie de certains pays de l'este(Hongrie,Allemagne,Pologne) ou les grains ainsi dépurées sont utilisées.

http://www.smaczny.pl/artykul,wszystko_o_przygotowaniu_maku

Toutes les variétés de pavot somnifère ont été utilisées, parfois indifféremment, en officine dans la confection d'extraits (teinture, laudanum16, sirop, extrait sec, opium...), depuis le simple pavot des jardins jusqu'à des formes gigantesques de pavots blancs et noirs développés dans un but médical, narcotique
Sources:
url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Pavot_somnif%C3%A8re

Pour réveiller le patient,je devrais avoir un flacon de vinaigre.




http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyoscyamus_niger
http://www.ars-grin.gov/cgi-bin/npgs/html/splist.pl?5957
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jusquiame
http://raoul.perrot.pagesperso-orange.fr/biographie%20de%20roger%20de%20parme.htm


http://fr.wikipedia.org/wiki/Pavot_somnif%C3%A8re
http://fr.wikipedia.org/wiki/Datura

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alo%C3%A8s
http://fr.wikipedia.org/wiki/Safran_%28%C3%A9pice%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Morphine


Dernière édition par Admin le Dim 29 Avr - 0:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Sam 28 Avr - 21:13

Il passa à la quatrième ...

IV - Herboristerie Simplifiée


Point de départ élémentaire : ne pas vous tromper de plante ! N’hésitez pas à demander conseil à quelqu’un de compétent.

Notions de base

Faut-il prendre une plante fraîche ou une plante séchée ?
L’idéal, c’est souvent d’utiliser la plante fraîche, avec toute la vigueur de ses principes actifs. Mais cela n’est guère possible durant la majeure partie de l’année. Il faut donc conserver les plantes en les séchant. Voici donc quelques conseils à ce sujet :

Il faut cueillir les plantes au bon moment c’est à dire :
  • 1- au début de la floraison
  • 2- vers la fin de la matinée
  • 3- par temps sec
  • 4- dans un endroit superbement etudié par la nature (surtout dans les friches, les bois)

La plupart du temps, on utilise les fleurs et les feuilles. Les conseils ci-dessus sont alors indispensables.
Mais quand il s’agit d’utiliser les racines, il faut procéder autrement : il vaut mieux les cueillir au soir d’une journée et plutôt l’automne.
Pour la bonne conservation, un bon séchage est capital. L’idéal, une fois cueillies, c’est d’allonger les plantes horizontalement sur un linge ou un parchemin, en évitant de les entasser. En effet, si l’on pend les plantes, on risque de perdre les graines et les fragments de fleurs qui tombent par terre. L’endroit choisi doit être sec et bien aéré. Il faut aussi remuer les plantes de temps en temps.
Le séchage achevé, il faut conserver les plantes dans des bocaux biens fermés, en appliquant aussitôt sur chaque bocal une étiquette indiquant la plante et l’année. Une fois sèches, certaines plantes se ressemblent aux yeux d’un novice en la matière. Avant de mettre en bocal, on peut hacher les plantes pour en faciliter l’usage.
Les méthodes d’utilisation qui vous sont préconiser se limitent à quelques usages simples : infusions, décoctions, inhalations, ou baumes. Il nous faut les expliquer brièvement.
  • INFUSION : On verse de l’eau bouillante sur la quantité de plante précisée dans chaque recette. On couvre le récipient et on laisse infuser le temps indiqué pour chaque remède. En général, pour les fleurs et les feuilles, il suffit de 10 à 15 minutes. Evitez d’infuser dans du métal mais plutôt dans un récipient en grès, porcelaine ou faïence. Il s’agit de la tisane classique.
  • DÉCOCTION : On place les doses de plantes dans un récipient (de préférence une casserole), dans ce cas rempli d’eau froide et l’on fait bouillir le temps indiqué pour le remède en question. On utilise surtout la décoction pour les racines ou les écorces, ou des parties de plantes plus dures que les fleurs ou les feuilles.
  • INHALATION : On utilise la vapeur ou la fumée provenant d’une plante préalablement infusée.
  • BAUME : Il provient d’une macération. Dans un récipient fermé (bouteille ou bocal de préférence) on verse de l’huile sur la quantité de plantes demandée par la recette. On laisse macérer le temps souhaité et puis on place le baume obtenu dans plusieurs petits pots.


Propriétés médicinales des plantes (appliquées à l'infirmerie)
Citation :
Adoucissant : A un effet apaisant qui combat l'inflammation.
Analgésique : Diminue la douleur.
Antalgique : Combat la douleur.
Antidiarrheique : Modère le transit, combat la diarrhée.
Antihémorragique : S'oppose au saignement.
Anti-infectieux : Combat l'infection.
Anti-inflammatoire : Diminue l'inflammation.
Antinauséeux-Antivomitif : Combat la nausée.
Antipyrétique : Combat la fièvre.
Antiseptique : Désinfecte et tue les germes microbiens.
Calmant sédatif : Calme les douleurs et l'activité nerveuse.
Céphalique : Calme les maux de tete.
Cicatrisant : Augmente et favorise la cicatrisation des plaies.
Décontracturant : Relaxe les muscles.
Détersif : Nettoie les plaies.
Fébrifuge : Calme la fièvre.
Hémostatique : Stoppe l'hémorragie.
Hypnotique : Induit et favorise Le sommeil.


Question

A l’aide de l’herbier de la bibliothèque, rapportez-moi un exemplaire de plantes pour les propriétés suivantes :
  • Antihémorragique
  • Analgésique
  • Cicatrisant
[/quote]
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Mar 1 Mai - 18:45


Question

A l’aide de l’herbier de la bibliothèque, rapportez-moi un exemplaire de plantes pour les propriétés suivantes :
1)
  • Antihémorragique
    2)
  • Analgésique
    3)
  • Cicatrisant
[/quote][/quote]
1)*
Bourse à pasteur, (Capsella bursa pastoris)

DESCRIPTION
La bourse à pasteur est une plante de 50 centimètres environ, à racine pivotante longue, couverte de quelques radicelles. Plusieurs tiges partent de la racine à la base desquelles se trouvent des feuilles bariolées, un peu dentées, assez grandes, formant une rosette étoilée. Sur la hauteur, des feuilles plus petites embrassent la tige. Les fleurs, blanches, sont visibles pratiquement toute l'année. Elles sont groupées en corymbe terminal. Les fruits, en forme de bourse ou de coeur, renferment les graines.

CULTURE ET RECOLTE
La bourse à pasteur est une plante très commune en plaine comme en montagne, elle aime tous les terrains. Vous pouvez la multiplier en semis à l'automne ou au printemps. La récolte de la plante est possible pratiquement toute l'année, en choisissant de préférence les pins jeunes pieds. Coupez la à 20 ou 30 centimètres à partir de la hauteur, faites des bouquets et suspendez les dans des endroits aérés jusqu'au séchage complet.

USAGES
La bourse à pasteur est utile dans tous les cas de saignements, règles trop abondantes, fibromes, saignements du nez. Elle est employée également contre l'hypertension, les troubles de la ménopause, les diarrhées, l'incontinence urinaire, les varices et les hémorroïdes. Pour sa préparation, mettez une cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse, faites une décoction pendant 3 minutes. Buvez en deux ou trois tasses dans la journée.



2)*
Bruyère:


DESCRIPTION

La bruyère est un sous arbrisseau ligneux, tortueux, dont les rameaux sont nombreux, dressés, brun rougeâtre. Les feuilles, très petites, sont opposées sur quatre rangs, linéaires et sessiles. Les fleurs, rosées, petites en grappes irrégulières à l'extrémité des rameaux, sont visibles de juillet à novembre. Le fruit est une capsule contenant de nombreuses graines.

CULTURE ET RECOLTE

Commune en Europe, la bruyère préfère les terrains siliceux, elle peut pousser jusqu'à 2 000 mètres d'altitude. • Sa multiplication se réalise par semis des graines ou par divisions des touffes. Récoltez les fleurs durant leur formation. Faites les sécher dans des locaux secs et aérés.

USAGES

Diurétique actif, la bruyère a également l'avantage d'être un antiseptique et un sédatif urinaire. Utile donc dans toutes les inflammations, telles que la cystite, où elle décongestionne et calme, elle soulage la goutte et les rhumatismes, facilite l'élimination des boues et des calculs rénaux, lutte contre l'urémie, l'acide urique, l'albuminurie, les purines des personnes consommant trop de viande, elle soulage et décongestionne la prostate, elle élimine les pertes blanches. Pour la préparer, mettez une cuillerée à soupe de plantes par tasse ou quatre par litre d'eau bouillante, laissez infuser pendant 10 minutes, filtrez. Buvez en à volonté Jans la journée un litre, ou plus suivant le cas.

3)*ACHILLEE (Achillea Millefolium)



Plantes herbacées vivaces à feuilles alternes. Comme pour toutes les composées, ce qu'on appelle communément « fleur » est un capitule. Les capitules des achillées sont formés d'un disque de fleurs tubulées hermaphrodites entourées de fleurs ligulées femelles. Les ligules, presque toujours blanches, sont assez courtes, le plus souvent à trois dents. Très nombreux sur la plante, les capitules sont groupés en inflorescences appelées corymbes. Les fruits sont des akènes.

En usage externe, elle s'utilise le plus couramment sousu forme de teinture mère et de suc frais, qui soignent tout aussi bien les gerçures des mains que les crevasses du sein ou les ulcères variqueux.
On l'utilise également pour arrêter les saignements du nez, ainsi que sur les plaies ouvertes, l'achillée étant une excellente plante cicatrisante.


*BOUCAGE (Pimpinella saxifraga, Burnet saxifrage)


Plante des prairies pâturages secs et talus rocailleux de la plaine à la montagne de 0,50 m dont on utilise la racine.

Le boucage est utilisée pour ses qualités expectorantes dans le traitement des maladies des voies respiratoires, pharyngite, bronchite, trachéite.

Egalement : Asthme, inflammation des voies urinaires, calculs rénaux.

Et en usage externe : Sur les plaies qui cicatrisent mal.

En infusion, 1 cuillère à café pour 1 tasse d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, 2 tasses par jour ou en gargarisme plusieurs fois par jour.

En usage externe sur les plaies : Bain avec une infusion, 2 cuillères à soupe pour 1 litre d'eau bouillante.
Les jeunes feuilles se mangent aussi en salade
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Mer 2 Mai - 21:19

http://www.guerriers-avalon.org/index.php?id=docs&cat=civil&page=chirurgie

Klara. a écrit:
Klara sourit en remerciant comme d'habitude,de l’immense patience de son professeur

Citation :
Parfois le temps se gâte si vite ...

Même s'il pleut,l'air se rempli de l'odeur de la terre mouille,il devient plus frais,propre.
Les fleurs sont plus belles,les champs sont plus productifs.
Bon,je reviens a notre cours,désolée. Smile
C'est que c'est très intéressant et je me suis remplie enthousiasme.


Elle copia les questions,alla,voir dans l'Herbier.
En revenant elle rendit les réponses sur un parchemin,le posant sur le bureau.


Cette fois j'essayais d’être plus courte et concrète dans mes réponses.

Question:

A l’aide de l’herbier de la bibliothèque, rapportez-moi un exemplaire de plantes pour les propriétés suivantes :

    1)
  • Antihémorragique:

    Bourse à pasteur, (Capsella bursa pastoris)



    DESCRIPTION:
    La bourse à pasteur est une plante de 50 centimètres environ, à racine pivotante longue, couverte de quelques radicelles. Plusieurs tiges partent de la racine à la base desquelles se trouvent des feuilles bariolées, un peu dentées, assez grandes, formant une rosette étoilée. Sur la hauteur, des feuilles plus petites embrassent la tige. Les fleurs, blanches, sont visibles pratiquement toute l'année. Elles sont groupées en corymbe terminal. Les fruits, en forme de bourse ou de coeur, renferment les graines.

    CULTURE ET RÉCOLTE:
    La bourse à pasteur est une plante très commune en plaine comme en montagne, elle aime tous les terrains. Vous pouvez la multiplier en semis à l'automne ou au printemps. La récolte de la plante est possible pratiquement toute l'année, en choisissant de préférence les pins jeunes pieds. Coupez la à 20 ou 30 centimètres à partir de la hauteur, faites des bouquets et suspendez les dans des endroits aérés jusqu'au séchage complet.

    USAGES:
    La bourse à pasteur est utile dans tous les cas de saignements, règles trop abondantes, fibromes, saignements du nez. Elle est employée également contre l'hypertension, les troubles de la ménopause, les diarrhées, l'incontinence urinaire, les varices et les hémorroïdes. Pour sa préparation, mettez une cuillerée à soupe de plantes coupées par tasse, faites une décoction pendant 3 minutes. Buvez en deux ou trois tasses dans la journée.


    2)
  • Analgésique:

    Dans la leçon précédente on a déjà parle de certains.
    J'ai choisi celle la pour l’analgésie qu'elle produit sur les voies urinaires.


    Bruyère:


    DESCRIPTION:
    La bruyère est un sous arbrisseau ligneux, tortueux, dont les rameaux sont nombreux, dressés, brun rougeâtre. Les feuilles, très petites, sont opposées sur quatre rangs, linéaires et sessiles. Les fleurs, rosées, petites en grappes irrégulières à l'extrémité des rameaux, sont visibles de juillet à novembre. Le fruit est une capsule contenant de nombreuses graines.

    CULTURE ET RÉCOLTE

    Commune en Europe, la bruyère préfère les terrains siliceux, elle peut pousser jusqu'à 2 000 mètres d'altitude. • Sa multiplication se réalise par semis des graines ou par divisions des touffes. Récoltez les fleurs durant leur formation. Faites les sécher dans des locaux secs et aérés.

    USAGES

    Diurétique actif, la bruyère a également l'avantage d'être un antiseptique et un sédatif urinaire. Utile donc dans toutes les inflammations, telles que la cystite, où elle décongestionne et calme, elle soulage la goutte et les rhumatismes, facilite l'élimination des boues et des calculs rénaux, lutte contre l'urémie, l'acide urique, l'albuminurie, les purines des personnes consommant trop de viande, elle soulage et décongestionne la prostate, elle élimine les pertes blanches. Pour la préparer, mettez une cuillerée à soupe de plantes par tasse ou quatre par litre d'eau bouillante, laissez infuser pendant 10 minutes, filtrez. Buvez en à volonté Jans la journée un litre, ou plus suivant le cas.


    3)
  • Cicatrisant:

    BOUCAGE (Pimpinella saxifraga, Burnet saxifrage)[/u]


    Plante des prairies pâturages secs et talus rocailleux de la plaine à la montagne de 0,50 m dont on utilise la racine.

    Le boucage est utilisée pour ses qualités expectorantes dans le traitement des maladies des voies respiratoires, pharyngite, bronchite, trachéite.

    Également : Asthme, inflammation des voies urinaires, calculs rénaux.

    Et en usage externe : Sur les plaies qui cicatrisent mal.

    En infusion, 1 cuillère à café pour 1 tasse d'eau bouillante, laisser infuser 10 minutes, 2 tasses par jour ou en gargarisme plusieurs fois par jour.

    En usage externe sur les plaies : Bain avec une infusion, 2 cuillères à soupe pour 1 litre d'eau bouillante.
    Les jeunes feuilles se mangent aussi en salade



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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Mer 2 Mai - 21:20

uriel a écrit:
Il hocha positivement la tête.

Oui, l'odeur de la terre mouillée, dans les sous-bois, est un délice.
Mais trop c'est trop ! Quand la robe de bure et la cape percent, là ce n'est plus possible.

Je vois que vous avez fait votre chemin jusque la bibliothèque, c'est bien. Je n'ai rien à ajouter.
Vous avez bien trouvé.

Je vais vous donner la leçon la plus longue, la toute dernière et sans doute la plus complexe aussi :



V - L'extraction des flèches

1. Les différentes méthodes

1.1 – Paul d’Egine

Citation :
Il décrit longuement les différents types de flèches, connaissance qui est loin d’être superflue car elle explicite que diagnostic et pronostic de ces blessures sont variables : « la hampe est en bois ou en roseau. Le trait lui-même est en fer, en airain, en étain, en plomb, en corne, en verre, en os ou même aussi en roseau ou en bois. Il y en a qui sont hérissés de piquants et d’autres qui n'en ont pas. Parmi ceux qui en ont, les uns ont ces piquants tournés en arrière afin qu’en voulant les retirer ils percent au contraire ; les autres ont les piquants tournés en avant afin qu’en les poussant, ils percent également ; d’autres en ont qui sont tournés en sens contraire à la manière des foudres, afin que quand on veut, soit les retirer, soit les pousser, ils s’enfoncent au contraire. Quelques uns aussi portent une charnière au moyen de laquelle les piquants se tiennent réunis, puis quand on veut arracher le trait, ces piquants se déploient et empêchent l’extraction.

Certains sont simples, les autres composés, c’est-à-dire qu’on y ajoute des fers très ténus qui restent cachés dans le fond de la blessure quand on fait l’extraction du trait. Les uns ont la queue de fer [= soie] insérée dans la hampe, les autres l’ont creuse [= douille] pour recevoir la hampe, et quelques uns ont le fer fortement adapté à la hampe, d’autres l’ont plus faiblement fixé afin qu’ils se séparent quand on veut l’arracher et que le fer reste dans la plaie. Les uns sont sans poison, les autres sont empoisonnés.

Si le trait est enfoncé « dans quelques grands vaisseaux » il préconise de « lier d’abord les vaisseaux avec des fils de chaque côté de la blessure et faire ensuite l’extraction du trait » Dans les cas de blessures de la tête atteignant méninges et encéphale, il pratique la trépanation.

1.2 - Albucasis de Cordoue et Constantin l’Africain

Citation :
Si la flèche est fixée dans la chair, on essaie de l’enlever immédiatement sinon « il faut attendre quelques jours jusqu’à ce que les chairs ambiantes entrent en suppuration ».

Si le trait est fixé dans un os « et qu’il ne veut pas céder, il faut attendre quelques jours, recommencer chaque jour l’ébranlement. Si la flèche continue de résister, on fore dans l’os tout autour, et ainsi on mobilise le trait »

Concernant les blessures de la tête par flèche « et qu’elle ait pénétré dans un ventricule du cerveau, si l’on voit apparaître chez le malade quelques symptômes graves, il faut s’abstenir et attendre quelques jours. En effet, la mort ne se fait pas attendre ». Si le trait ne concerne que l’os, la technique est celle déjà envisagée.

Pour extraire les flèches, l’ingéniosité d’ Abulcasis lui a fait inventer des instruments spéciaux : « on utilisera des pinces dont les extrémités ressemblent à un bec d’oiseau. Elles seront cannelées comme des limes, afin qu’en saisissant une flèche, on ne la lâche pas ». Cet instrument, passé à la postérité sous le vocable de tenailles d’Albucasis ressemble à une pince (en forme de paire de ciseaux) permettant, comme son homologue actuel de saisir fortement un objet. Certaines tenailles sont coupantes, pour éliminer les esquilles osseuses, mais la plupart ont les mors dentelés et servent à extraire d’une plaie des corps étrangers profondément enfoncés (flèche en particulier). D'autres tenailles ne sont pas dentées : les lames sont en forme de gouttière et sont utilisées pour extraire les flèches barbelées.


Concernant la blessure par flèche empoisonnée, l’auteur arabe conseille d’enlever toute la chair au contact.

1.3 - Roger de Parme et Guillaume de Salicet

Citation :
Roger préconise en ce qui concerne les « traits barbulés », la technique : « on introduit une pince pour tordre les barbes et faciliter l’extraction et si cela est difficile, on applique un petit tube fin en fer ou en bronze à une barbe, on la prend dans la concavité du tube et on fait ainsi de l’autre côté, et avec beaucoup d’attention et de diligence on l’extrait convenablement. La même opération peut se faire avec deux plumes d’oie ».

De son côté Guillaume décrit avec beaucoup de précisions son traitement des blessures par armes vulnérantes, avec une importance marquée pour celles faites par flèche. Il recommande d’observer attentivement à quel type de trait on a affaire. L’extraction va être différente selon que la flèche est apparente ou pas et, également, selon la partie du corps concernée.

Flèche apparente : « à la première visite, mollifier et fortifier la partie avec huile rosat, graisse de poule, jaune d’oeuf et un peu de safran mêlés et chauds de façon qu’entre le manche de la flèche et le pourtour de la flèche soit introduite l’huile ».En cas d’hémorragie, la traitée en priorité, puis la flèche est extraite. Si la mobilisation s’avère être difficile, Guillaume conseille de patienter trois à cinq jours, tout en continuant le traitement.

Pour extraire la flèche, il emploie tenailles et procède ainsi : « Prends le manche de la flèche entre les tenailles dentées et affermis-le bien en pressant bien avec les mains sur la partie postérieure des tenailles, afin que les dents des tenailles s’impriment fortement dans le manche de la flèche, et lorsque tu auras fait ainsi, tourne les tenailles à droite et à gauche et ensuite tu ramèneras la flèche au point où elle a été en premier lieu, ou à travers lequel elle est entrée tout d’abord, et ainsi tu pourras extraire la flèche directement ».

Flèche non apparente: « Si la flèche ne se manifeste pas à la vue, cherche en explorant avec ta sonde. Si tu ne la trouves pas alors mollifie et fortifie jusqu’à ce que la flèche se manifeste par l’effort de la nature ; et si elle ne se manifeste toujours pas, alors consolide la plaie et abandonne la flèche. Si elle se manifeste par le contact alors tâche de mettre de l’huile rosat sur le manche de la flèche et de mollifier toute la partie de la blessure avec la même huile, pendant quelque temps, et lorsqu’il te semblera que la partie est suffisamment mollifiée cherche le moyen de placer dans le manche de la flèche une sonde faite avec un crochet et enfonce le crochet dans l’ouverture du manche jusqu’au vide inférieur du manche et tâche d’extraire la flèche. Nous avons nous - mêmes très souvent dilaté le lieu où se trouvait la flèche, après ce premier essai au moyen du crochet, ou de la sonde recourbée avec zégi ou vitriol duquel on fait l’encre, place dans le trou de la flèche ou dans lequel est la flèche.

Cas particulier des flèches barbelées : « si cachée ou visible, la flèche est barbelée, alors place une canule d’airain sur chaque barbe de plume d’oie et saisis alors le manche de la flèche avec tes tenailles et extrais à l’extérieur. Car alors en enlevant la flèche, ces barbes ne pourront s’introduire dans les tissus à cause de la canule d’airain ou de plumes d’oie empêchant la pénétration et s’y opposant ».

1.4 Henri de Mondeville et Guy de Chauliac

Citation :
Comme pour le traitement général des plaies, Henri se rattache à Théodoric, et oppose une méthode qu’il qualifie de moderne à celle pratiquée habituellement et qui consiste à laisser dans la plaie quelque temps « les corps enfoncés qui ne cèdent pas à une traction légère ».

Il préconise, au contraire, d’extraire « le plus tôt possible un objet quelconque enfoncé dans la plaie que la force vitale se maintienne ou non et quels que soient les symptômes qui apparaissent, à moins que le patient et ses proches demandent instamment de n’en rien faire. Dans ce cas, le chirurgien accédera à leur requête, mais après avoir prédit le danger ».

En ce qui concerne les différentes blessures par traits et leur manière d’extraction, Henri les introduit, sous forme d’un résumé, remarquable pour l’époque car ce n’est pas autre chose qu’une tentative de clé dichotomique ! Il écrit, en effet « il faut être attentif à deux choses : 1°) à l’extraction des engins fichés ; 2°) à l’extraction d’autres objets, morceaux de verre et autres semblables. Le premier cas en comporte deux : 1°) les engins ne sont pas empoisonnés ; 2°) ils sont empoisonnés. Le premier cas se divise en deux : 1°) l’engin n’est pas barbelé ; 2°) il est barbelé. Le premier cas en renferme deux : 1°) l’engin fiché est creux ; 2°) l’engin est massif. Le premier cas en comporte deux : 1°) l’engin est fiché dans le corps non recouvert de l’armure ; 2°) dans le corps recouvert de l’armure. Le premier cas en contient deux : 1°) l’objet fiché apparaît ; 2°) il est complètement caché. Le premier cas en renferme deux : 1°) l’objet apparaît suffisamment ; 2°) il n’apparaît pas suffisamment ».

Plusieurs possibilités peuvent se présenter selon : taille de la flèche, pénétration plus ou moins importante dans l’armure, risque d’hémorragie, etc... : « la manière de procéder doit être la suivante on prépare d’abord ce qui est nécessaire pour la plaie, et un armurier avec ses instruments enlèvera prudemment et délicatement l’armure, ou bien la lacérera après avoir coupé auparavant la hampe du trait, ensuite on retirera le trait. Il y a à ce procédé deux raisons : la première de crainte que si on arrachait dès l’abord le trait, il ne survienne un jet impétueux de sang que l’armure empêcherait d’arrêter ; la seconde raison est de crainte que le trait, une fois arraché de la chair, ne puisse être séparé de l’armure et que n’étant plus maintenu par les tenailles et revenant vers le corps, il ne pénètre de nouveau ».

2 - Soins apportées aux blessures par flèche après extraction du trait

Systématiquement, après extraction du trait, il est recommandé dès l’Antiquité « de répandre sur les blessures des remèdes adoucissants ». Les chirurgiens ne vont, évidemment pas déroger à cette habitude et on note à la lecture des textes médicaux l’importance attribuée à toutes les substances à usage médicale cutanées.

3 - Les flèches

3.1 - Anatomie d'une Flèche


Une flèche est composée :


  • du fût ou hampe en bois (pin ou bouleau)
  • de l’empennage (tri penne la plupart du temps)
  • du fer, pour lequel on peut noter deux types de fixation : une soie (fers 1,3, 4 et 7) ; une douille (fers 2, 5,6 et 8) .

La longueur de la flèche était variable : les françaises mesuraient de 50 à 70 cm, celles anglaises de 90 à 160 cm. Le fer était fixé de deux façons à l’extrémité de la hampe : rivetage pour les fers à douilles (fers 2, 5, 6 et 8
) ; laçage pour les fers à soie (fers 1, 3, 4 et 7).
Le fer pouvait présenter des formes assez variables ( fig.3 ): plat et triangulaire ( type passadoux : 1 ), plat et ovalaire ( type darde : 2 ), en demi - lune ou droit ( type coupe - jarret ou coupe - cordage : 3 et 4 ), en sphère ovoïde creuse (type incendiaire : 5 ), à section carrée ou triangulaire (type bougon ou boujon : 6 ), avec pointes latérales ( type barbelé ou barbillon : 7 et 8 ) très en faveur chez les archers anglais. Au début du Moyen - Age (chez les Francs on particulier), les flèches étaient empoisonnées. Cet usage tend à disparaître de nos jours.

3.2 - les types de pointes de flèche

  • Les poinçons : Appelés bodkins par les anglais, destinés exclusivement à la guerre, où leur fonction est de percer les côtes de mailles et les armures. Ces dernières résistant assez bien à la pénétration des pointes, étaient cependant transpercées à courte distance par des pointes lourdes à l'inertie importante. Ces différentes pointes n'étaient pas fixées sur le fût, mais simplement emmanchées en force. De la sorte, en retirant la flèche du corps, la pointe restait dans la blessure, augmentant la difficulté d'extraction et les risques de mortalité. Il en était de même pour celles se fichant dans des obstacles ou protections (boucliers, palissades, etc.), le projectile ainsi « désarmé » ne pouvait être retourné à l'envoyeur.
  • Les lames : Elles sont destinées autant à la chasse qu'à la guerre où elles sont utilisées contre la piétaille mal protégée. Leur tranchant parfaitement affûté permet (comme nos lames modernes) de provoquer des hémorragies importantes.
  • Les pointes barbelées : Elles ont été utilisées dans presque toutes les guerres du Moyen Age contre les piétons mal équipés, mais aussi pour la chasse au gros gibier. Grâce à leurs longs bords tranchants, elles occasionnaient de très larges blessures, leur masse permettant un pénétration profonde. Les barbes étant là pour rendre l'extraction de la flèche difficile et réservée à des spécialistes équipés d'instruments chirurgicaux très spécifiques : « Si le fer estoit barbelé, ainsi que souvent est la flèche angloise, et estoit à l'endroit d'un os, ou inséré dedans,... lors ne le convient pousser, mais plutôt-dilater la plaie en évitant les nerfs et les grands vaisseaux, ainsi que le fait un bon et expert chirurgien anatomique, aussi faut-il appliquer un dilatoire, cavé en sa partie intérieure, en sorte que l'on puisse prendre les deux ailes du fer, puis avec le bec de grüe, le tenir ferme, et tirer les trois ensemble ».
  • Les pointes à usage trés spécifique : La pointe incendiaire, les quatre branches servant à maintenir l'étoupe imprégnée de poix ou autre combustible, le carrelet en bout permet à la flèche de se ficher dans les constructions à détruire par le feu. Les branches, en s'écrasant au moment de l'impact, permettent au produit incendiaire de se retrouver en contact avec le bois ou la matière à enflammer. Cette pointe peut aussi servir à la « guerre bactériologique », en propulsant pendant un siège des petits morceaux de viande contaminés que les chiens par exemple vont manger et transmettre à la population. C'est le type même de pointe délicate à réaliser du fait de la double fente dans le métal et de sa soudure en bout pour former la pointe.
  • La pointe coupe jarret : sa lame en forme de hache en fait une pointe à trancher sans pénétration, elle était destinée à blesser douloureusement les chevaux, semant ainsi le désordre dans les rangs de la cavalerie.
  • La coupe amarre : apparemment courante au Moyen-âge, elle est censée avoir servie à couper les cordages des navires. Hypothèse discutable du fait de la grosseur des cordes de chanvre utilisées sur un navire, et de la difficulté à maîtriser un vol à l'horizontale d'une telle lame, condition indispensable pour la coupe... Ou peut-être fut-elle utilisée pour créer des déchirures importantes dans les voilures ?


Question

a) Vous vous occupez d'un patient qui a reçu une flèche. Décrivez avec précision (en tenant compte des leçons précédentes) les étapes nécessaires, selon vous, à son extraction.

http://silmarien.forumactif.org/t1242-l-extraction-des-fleches
http://barbillons.canalblog.com/archives/2008/09/03/10449075.html
http://www.musees-midi-pyrenees.fr/musees/musee-de-millau-et-des-grands-causses/collections/prehistoire-des-causses/-/blessure-par-pointe-de-fleche/

http://www.guerriers-avalon.org/index.php?id=docs&cat=civil&page=chirurgie

http://www.ombres-et-lumieres-du-moyen-age.net/pages/medecine/les-chirurgiens-barbiers.html

http://anthropologie-et-paleopathologie.univ-lyon1.fr/HTML/HTML/La%20th%C3%A9rapie%20des%20blessures%20au%20MA_%20htm.html

http://anthropologie-et-paleopathologie.univ-lyon1.fr/HTML/HTML/La%20mati%C3%A8re%20m%C3%A9dicale%20m%C3%A9di%C3%A9vale.htm

http://raoul.perrot.pagesperso-orange.fr/la%20matiere%20medicale.htm

http://www.armae.com/blog/soigner-une-blessures-par-fleche-dans-lantiquite-et-a-lepoque-medievale.html

http://www.ombres-et-lumieres-du-moyen-age.net/pages/medecine/les-chirurgiens-barbiers.html

http://anthropologie-et-paleopathologie.univ-lyon1.fr/HTML/HTML/Page%20image%20fl%C3%A8ches.html

*****************************************************

king OJO=)FORO
http://www.armagnac-comminges.org/t5283-blessures-par-armes-chirurgie-militaire

http://www.armagnac-comminges.org/f51-bibliotheque-et-salle-d-etude
****************************************************
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Mar 26 Juin - 13:54

Blessures par pointes des Fleches:

https://redcdn.net/ihimizer/img210/8689/wellcomems290woundman.jpg


Leur extraction:


Au point de vue des organes
qu’elles atteignent, on peut les
diviser en deux classes. Ou bien
elles atteignent des organes
importants ayant des cavités,
comme le cerveau, le coeur, le
foie, les poumons, les intestins,
les reins, la vessie, etc. Si une
flèche pénètre dans l’un de Ces
organes et que vous voyez
apparaître les signes de mort,
tels que nous les exposerons plus
tard, il faut vous abstenir d’en
pratiquer l’extraction. Le plus
souvent, en effet, ces cas sont
mortels. Si vous ne voyez pas
apparaître ces sympt6mes fâcheux,
et que la flèche n’ait pas pénétré
dans la profondeur des organes, il
faut l’extraire et panser la
blessure.





Tels sont les symptômes qui se
présentent quand une flèche a
pénétré dans le
cerveau

en
traversant le crâne et la membrane
qui recouvre le cerveau. Il
survient une violente céphalalgie,
de l’étourdissement, du vertige,
l’injection et l’inflammation des
yeux, la rougeur de la langue, des
convul­sions, la perversion de
l’intelligence, des vomissements
biliaires ; souvent il s’écoule
du

sang
par les narines ou par les
oreilles; souvent la parole est
coupée et la voix fait défaut. Il
s’échappe aussi de la plaie
quelque chose de blanc et de mou
comme de la bouillie, ou bien
encore comme de la lavure des
chairs. Si vous voyez apparaître
ces symptômes, abstenez - vous de
tout traitement et ne cherchez pas
à extraire la flèche si elle ne
sort pas d’elle
-



même.




Tels sont les symptômes quand
la flèche est tombée dans le coeur
. Elle a pénétré près de la
mamelle gauche. On sent qu’elle
est fixée dans un corps solide et
non pas dans le vide souvent la
flèche a des mouvements pareils
aux mouvements pulsatoires ; un
sang noir s’écoule de la blessure
; les extrémités se refroidissent,
il survient une sueur froide et
l’évanouissement. Sachez que la
mort est alors
inévitable.





Tels sont les symptômes de la
pénétration de la flèche dans les
poumons

. Du
sang écumeux s’échappe de la
blessure ; les vaisseaux du cou se
gonflent, le malade change de
couleur, sa respiration est haute
et il cherche à respirer un air
frais.





Si la flèche atteint la
membrane (le diaphragme ) qui se
trouve dans la poitrine , son
entrée sera rapprochée des fausses
côtes, la respiration sera haute
et



s’accompagnera d’une violente
douleur il y aura de l’anhélation
et des mouvements de toutes les
parties situées entre les
épaules.





Si la flèche a pénétré dans le
foie, il surviendra une violente
douleur et il s’échappera de la
blessure du sang dont la rougeur
rappellera celle du
foie.





Si la flèche a pénétré dans
l’estomac , souvent il s’échappera
de la blessure des aliments non
digérés et le diagnostic sera
facile.





Si la flèche a pénétré dans
l’abdomen

et
s’y est fixée, s’il s’échappe de
la plaie des matières stercorales,
des portions d’épiploon, des
intestins dilacérés, alors il ne
faut songer ni au traitement ni à
l’extraction de la flèche. Si la
flèche a pénétré dans la vessie,
de manière à laisser couler
l’urine età sortir en partie, le
malade souffrira violemment et
sera dévoué à la mort. Quant aux
autres parties du corps telles que
la face, le cou, la gorge,
l’épaule, le bras, l’épine
dorsale, la clavicule, la cuisse,
la jambe, etc. , la guérison
est généralement possible, si la
flèche n a rencontré ni artère ni
nerf, et si elle n’est pas
empoisonnée.





Je vous rapporterai plusieurs
de mes observations relatives aux
flèches pour vous guider dans
votre pratique .





Or donc, un homme fut atteint
d’une flèche a l’angle de l’oeil
et près la naissance du nez. Je la
lui retirais par le côté opposé au
- dessous du lobule de l’oreille.
Cet homme guérit, sans qu’il lui
survint d’accident du côté de
l’oeil





J’en retirai une autre à
un

juif, qui avait pénétré dans la
cavité
orbitaire

par
dessous la paupière
inférieure : elle s’était
enfoncée au point que je ne pus en
saisir que la petite extrémité par
laquelle elle s’unit au bois.
C’était une grande flèche, lancée
par un arc turc en fer carré et
lisse, n’ayant pas les deux
oreillons. Le juif guérit et il ne
lui survint à l’oeil aucun
accident.





J’en arrachais un autre de la
gorge d’un chrétien . C’était une
flèche arabe, à oreillons.
J’incisais par dessus, entre les
veines jugulaires elle avait
pénétré profondément dans la
gorge : j’opérai avec
précaution et je parvins à
l’extraire. Le chrétien fut sauvé
et guérit.





Je retirais une autre flèche
qui avait pénétré dans le ventre
d’un
homme

que
je croyais perdu. Cependant, après
une trentaine de jours, son état n
avait pas changé : j’incisais
sur la flèche, et je fis si bien,
que je l’extirpais, sans que le
malade s’en ressentit
depuis.





J’ai vu quelqu’un qui avait
reçu une flèche dans le dos. La
plaie se cicatrisa, et sept ans
après la flèche sortit par la
fesse.





J’ai vu une femme qui avait
reçu une flèche dans le ventre .
La flèche resta et la plaie se
cicatrisa. Cependant la femme
n’éprouva ni gène ni douleurs, et
n en vaqua pas moins à ses
occupations
habituelles.





J’ai vu un homme dans la face
duquel une flèche avait pénétré .
La plaie se cicatrisa et la flèche
resta sans que pour cela le sujet
souffrit beaucoup. J’ai vu
plusieurs cas de ce
genre.





J’ai aussi extrait une flèche à
un des officiers du sultan . Elle
était entrée par le milieu du nez
en inclinant un peu à droite elle
était tellement enfoncée qu’elle
avait complètement disparu. Je fus
appelé pour le soigner, trois
jours après l’accident. Je trouvai
la plaie très étroite ; je
l’explorais avec un stylet fin,
mais je ne sentis rien. Cependant,
le malade éprouvait de la gène et
de la douleur à droite, au -
dessous de l’oreille. Je pensai
que c était la flèche, j’appliquai
donc des cataplasmes faits de
substances digestives et
attractives, espérant en moi -
même que l’endroit allait se
tuméfier, que j’aurais des indices
de la flèche et que je pourrais
inciser par dessus. Mais rien ne
survint qui pût m’indiquer où elle
était logée, de continuai
l’application des cataplasmes
pendant plusieurs jours et rien de
nouveau ne survint. Cependant la
plaie s’était cicatrisée et le
malade resta quelque temps à
désespérer de son extraction,
quand un jour la flèche se fit
sentir dans le nez. Il m’en fit
part et j’appliquai, pendant
plusieurs jours, un médicament
irritant et caustique, de telle
sorte que la
plaie


s’ouvrit. Je l’explorais et je
sentis la petite extrémité de la
flèche, le point où elle s’attache
au bois. Je continuai à élargir
l’ouverture par l’application du
caustique, si bien que j’aperçut
le bout de la flèche. Il y avait
environ quatre mois que je
traitais le malade. Enfin quand la
plaie fut assez élargie et que je
pus introduire des tenettes, je
l’attirai, je la fis branler mais
sans parvenir à l’extraire, je ne
cessai pourtant d’employer tous
les moyens, tous les artifices et
tous les instruments, jusqu’à ce
qu’un jour l’ayant saisie avec
d’excellentes pinces dont je
donnerai la description à la fin
du chapitre, je la fis sortir et
je pansais la blessure. Quelques
médecins prétendent que les
cartilages du nez ne se réunissent
pas ils se sont néanmoins réunis,
la plaie se cicatrisa, le sujet
guérit parfaitement sans éprouver
aucune gêne.





Je veux vous enseigner comment
se fait l’extraction des flèches
en certains cas, afin que ce soit
pour vous un guide et une règle
dans les cas dont je n’aurai pas
parlé.





Les différents procédés
d’extraction des flèches ne
peuvent être décrits et exposés
dans les livres . Cependant un
praticien habile saura agir du
petit au grand et par le connu il
saura apprécier l’inconnu. Il
instituera des méthodes nouvelles
et des instruments nouveaux dans
les cas extraordinaires, s il s’en
présente, en s inspirant de son
art lui - même.





Je dis donc que l’extraction
des flèches, qui ont pénétré dans
les organes et s’y sont fixées,
peut se faire de deux manières,
soit en tirant par le point où
elles sont entrées, soit en tirant
par le côté
opposé.





Quant au procédé d extraction
par le côté d’entrée, si les
flèches se présentent dans un
endroit charnu, il faut tirer
dessus et les extraire. Si on ne
le peut immédiatement, il faut
attendre quelques jours jusqu’à ce
que les chairs ambiantes entrent
en suppuration et que l’extraction
soit rendue facile. De même, si
elles sont fixées dans un os et
qu’elles ne veulent pas céder, il
faut attendre quelques jours,
recommencer chaque jour
l’ébranlement et la traction et
l’on finira par les extraire.
Quand au bout de plusieurs jours
elle résiste encore, forez tout au
tour de la flèche avec un
perforateur léger, dans la
substance même de l’os, pour
donner du large à la flèche enfin
tirez et elle
cédera.





Si la flèche s’est arrêtée dans
un os de la
tète

et
qu’elle ait pénétré dans un
ventricule du cerveau, si l’on
voit apparaître chez le malade
quelques - uns des symptômes que
nous avons mentionnés, il faut
s’abstenir de 1’ extraction et
attendre quelques jours jusqu’à ce
que l’affaire soit jugée. En
effet, si la flèche a traversé la
membrane cérébrale, la mort ne se
fera pas
attendre.





Si la flèche est entrée
seulement dans la substance des
os, mais sans intéresser la
membrane et que le malade ait
résisté quelques jours, sans qu’il
soit survenu d’accidents graves,
il faut songer à pratiquer
l’extraction.





Si elle est fortement fixée
dans les
os

et
qu’elle résiste à la traction, il
faut forer tout autour comme je
l’ai dit, puis l’extraire et
panser la plaie jusqu’à la
guérison.





Si
la
flèche s’est cachée dans un point
reculé du corps, de manière à ne
pouvoir être ni vue, ni sentie,
allez à sa recherche avec un
stylet si vous la rencontrez, il
faut la retirer avec un instrument
approprié. Si vous êtes empêché
par l’étroitesse de la plaie et
l’éloignement de la flèche et
qu’il n’y ait là ni os, ni nerf,
ni veine, incisez, de manière à
élargir la plaie, à pouvoir
atteindre la flèche et à
l’extraire. Si elle a des
oreillons, saisissez - les,
dégagez - les de toutes parts des
chairs qui leur sont adhérentes,
et cela avec tous les soins
possibles. Si vous ne pouvez vous
débarrasser de ces chairs,
cherchez à rompre ou à tordre les
oreillons, puis vous les
extrairez.





Dans vos efforts d’extraction,
quel que soit l’endroit du corps
où la flèche a pénétré, il faut
exécuter avec les pinces des
mouvements de rotation dans tous
les sens, de manière à dégager la
flèche mais agissez avec beaucoup
de ménagements, dans la crainte de
la rompre, ce qui en rendrait
difficile la traction et la
sortie.





Si vous ne pouvez l’extraire
immédiatement, laissez - la
quelques jours jusqu’à ce que les
chairs ambiantes tombent en
suppuration revenez ensuite à la
charge et vous éprouverez moins de
difficulté. S’il vous survient une
hémorragie, employez les moyens
que nous avons recommandés dans un
chapitre
spécial.





Gardez - vous bien d’intéresser
une veine. un nerf ou un
tendon

employez
toutes les précautions possibles
pour dégager la flèche agissez
avec prudence et persévérance,
comme nous l’avons
recommandé.





Il faut tâcher aussi, dans vos
manoeuvres d’extraction, de placer
le malade dans la position où il
était quand il a reçu la flèche,
cette position étant plus
avantageuse si cela vous est
impossible, donnez - lui la
position que vous
pouvez.





Quand on doit extraire la
flèche du côté opposé à celui par
lequel elle est entrée , il peut
se présenter deux cas ou bien une
portion de la flèche est déjà
sortie ; ou bien on sent la pointe
sous une saillie de la peau
qu’elle soulève. Il faut inciser
assez largement pour donner
passage aux tenettes, on tire
alors et on l’extrait
facilement.





Si la flèche est retenue dans
un os, il faut lui faire exécuter
avec la main des mouvements de
rotation, de telle sorte qu’en
frottant contre l’os, elle
élargisse sa cavité, puis on
l’extrait. Si elle résiste, on la
laisse quelques jours, puis on
revient à la charge jusqu’à ce
qu’elle cède à
l’extraction.





Si le bois de la flèche lui est
adhérent , il faut agir en même
temps sur lui. S’il est tombé et
que vous vouliez agir en poussant
sur la flèche, il faut appliquer
sur le bout un instrument creux,
dont la cavité s’emboî­te sur la
queue de la flèche. Si la flèche,
au contraire, est creuse, on agira
en faisant pénétrer l’instrument
dans sa cavité. La sortie de la
flèche se fera plus
facilement.





Si la flèche était empoisonnée
, vous enlèverez toutes les chairs
avec lesquelles elle aura été en
contact, si cela vous est
possible. Vous panserez ensuite
avec des médicaments
convenables.





Si la flèche a
pénétré

dans
la poitrine, dans l’abdomen, dans
la vessie ou dans le flanc, mais
peu profondément et de manière à
être perçue avec le stylet si
l’incision est possible, il faut
inciser, en ayant soin de n
intéresser ni veine ni nerf, puis
on l’extraira. On appliquera une
ligature sur la plaie, s’il est
nécessaire, ensuite on pansera
jusqu’à la guérison. Pour extraire
les flèches on utilisera des
pinces dont les extrémités
ressemblent à un bec
d’oiseau

[tenailles
d'Abulcasis]

. Elles seront cannelées comme
des limes, afin qu’en saisissant
une flèche ou tout autre chose, on
ne la lâche pas. On en aura de
toutes dimensions ( ...
) suivant les dimensions de la
flèche et de
plaie.




(On utilisera également) des
repoussoirs
[

impulsoirs

], creux ou pleins ce dernier aura
l’extrémité pleine comme un stylet,
pour faciliter son introduction et son
action sur les flèches creuses ( ...
).






Source:http://anthropologie-et-paleopathologie.univ-lyon1.fr/HTML/HTML/Biographie%20auteurs%20m%C3%A9di%C3%A9vaux/biographie%20abulcasis%20de%20cordoue.htm






Les différentes pointes de flèches:


1)Le passadoux, avec sa longue pointe
appelé poinçon, avait la particularité de transpercer les cottes de
mailles. Pour cela, la pointe était très fine et au moment de l'impact,
si la pointe arrivait à se glisser dans la cotte, les mailles éclataient
sous la puissance de l'impact. La flèche transperçait le gambison et
l'homme, s'il lui restait assez de force pour le faire. De plus, la
pointe n'était qu'emmanchée sur le fût. Cela permettait à la pointe de
rester figée dans le corps de l'adversaire lorsqu'il essayait
d'arracher la flèche et augmentait alors les risques d'infection donc
de mortalité. Il se passe de même lorsque la flèche se plante sur un
obstacle: l'archer adverse prenait la flèche mais celle-ci était sans
pointe, donc impossible de la tirer.



2)La coupe amarre, apparemment courante au Moyen-âge, est censée avoir
servie à couper les cordages des navires. Hypothèse peu probable du
fait de la grosseur des cordes de chanvre utilisées sur un navire, et
de la difficulté à maîtriser un vol à l'horizontale d'une telle lame,
condition indispensable pour la coupe... Ou peut-être fut-elle utilisée
pour créer des déchirures importantes dans les voilures. On aurait par
conséquent dû en retrouver sur l'épave du Mary Rose, navire destiné au
combat naval. Il est possible que cette pointe étrange ait eu la même
utilisation que le coupe jarret (voir en-dessous). Elle servirait donc à
blesser sans tuer la cible: chevaux dans une bataille essentiellement.




3)Le coupe-jarret, sa
lame en forme de hache en fait une pointe à trancher sans pénétration,
elle servait à blesser douloureusement les chevaux, semant ainsi le
désordre dans les rangs de cavalerie. Cette pointe pouvait être utilisée
sur tous les endroits non protégés dans le but de blesser sans tuer.






4)Cette pointe, nommée incendiaire,
servait à enflammer des portes, de la paille ou tous autres matériaux.
Pour cela, on plaçait une étoupe imprégnée d'un produit inflammable
entre les quatre branches. La petite pointe en son bout permettait à la
flèche de se figer dans la cible. Une fois tirée, la pointe, au moment
de l'impact, est compressée, ce qui amène l'étoupe enflammée au contact
de la matière à faire brûler. Elle peut aussi servir "d'arme
bactériologique"en installant à la place de l'étoupe de la nourriture
contanimée ou autre chose contaminée.




5)Le barbillon, ainsi nommé en raison des barbes sur
ses côtés, est la pointe la plus connu du grand public. Elle était
surtout utilisée contre les piétons mal équipés. Comme toutes les
pointes ou presque, le barbillon était simplement emmanché sur le fût,
cela permettait à la pointe de rester plantée dans la chair et son
extraction n'en était que plus difficile. On trouve aussi parfois des
barbillons percés pour clouer la pointe sur la flèche. Son poids
permettait une pénétration profonde et les barbes de très larges
blessures. De plus, seul un chirurgien expérimenté pouvait extraire
cette pointe. La pointe
, ainsi figée dans la peau, infectait le patient et il avait, avec la médecine médiévale, presque toutes ses chances de mourir de cette infection quelques jours plus tard.



6)Procédés
identiques à celui du barbillon. Les lames tranchantes provoquent de
graves blessures qui s'infectent et, sans soins convenables, la victime
meurt d'hémoragies internes.




Sources:http://barbillons.canalblog.com/archives/2008/09/03/10449075.html
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MessageSujet: Re: Cursus d'infiermerie:   Mer 4 Juil - 22:30

Elle avait pris un certain temps pour répondre a la dernière leçon.
Elle salua en inclinant sa tête au nouveau Cardinal.


Comme d'habitude je vous remercie de votre bonté et votre grande patience, envers nous tous.
Je vous félicite de votre nomination.
Pour être franche,je vais souvent a Rome,pour lire,savoir se qui se passe dans certaines églises des pays étrangers.
Votre gentillesse et savoir faire a été enfin récompense.


Prenant un parchemin elle se mit a écrire et dessiner:


Différentes localisations des blessures par pointes de flèches et autres éléments:

https://redcdn.net/ihimizer/img210/8689/wellcomems290woundman.jpg
[l'image est trop grande,mais elle met en évidence,les différentes lésions possibles]


------------------------------------------------------------------------------
Les différentes pointes de flèches:

1)Le passadoux:


avec sa longue pointe appelé poinçon, a la particularité de transpercer les cottes de mailles.
Pour cela, la pointe étant très fine et au moment de l'impact, si la pointe arrive à se glisser dans la cotte,
les mailles éclataient sous la puissance de l'impact.
La flèche transperçait le gambison et l'homme, s'il lui restait assez de force pour le faire.
De plus, la pointe n’est qu'emmanchée sur le fût.
Cela permet à la pointe de rester figée dans le corps de l'adversaire lorsqu'il essayait d'arracher la flèche et augmentait alors les risques d'infection donc de mortalité.
Il se passe de même lorsque la flèche se plante sur un obstacle: l'archer adverse prend la flèche mais celle-ci est sans
pointe, donc impossible de la tirer.

2)La coupe amarre:,


apparemment courante au Moyen-âge[nous sommes en 1460,donc nous touchons lentement vers sa fin,IG],
censée d'avoir servie à couper les cordages des navires.
Hypothèse peu probable du fait de la grosseur des cordes de chanvre utilisées sur un navire, et
de la difficulté à maîtriser un vol à l'horizontale d'une telle lame,condition indispensable pour la coupe...
Ou peut-être fut-elle utilisée pour créer des déchirures importantes dans les voilures.
Il est possible que cette pointe étrange a la même utilisation que le coupe jarret (voir en-dessous).
Elle sert donc à blesser sans tuer la cible: chevaux dans une bataille essentiellement,mais l'homme aussi.


3)Le coupe-jarret:[b]

sa lame en forme de hache en fait une pointe à trancher sans pénétration,
elle sert à blesser douloureusement les chevaux, semant ainsi le désordre dans les rangs de cavalerie.
Cette pointe peut être utilisée sur tous les endroits non protégés dans le but de blesser sans tuer.

4)[b]Cette pointe, nommée incendiaire:



servant à enflammer des portes, de la paille ou tous autres matériaux.
Pour cela, on place une étoupe imprégnée d'un produit inflammable entre les quatre branches.
La petite pointe en son bout permet à la flèche de se figer dans la cible.
Une fois tirée, la pointe, au moment de l'impact, est compressée, ce qui amène l'étoupe enflammée au contact
de la matière à faire brûler.
Elle peut aussi servir[ "d'arme bactériologique"]en installant à la place de l'étoupe de la nourriture
contaminée ou autre chose contaminée.

5)5)Le barbillon,[b]


ainsi nommé en raison des barbes sur ses côtés, est la pointe la plus connu.
Elle était surtout utilisée contre l'infanterie mal équipés et les fantassins.
Comme toutes les pointes ou presque, le barbillon est simplement emmanché sur le fût,
cela permet à la pointe de rester plantée dans la chair et son extraction n'en était que plus difficile.
On trouve aussi parfois des barbillons percés pour clouer la pointe sur la flèche.
Son poids permet une pénétration profonde et les barbes de très larges blessures.
De plus, seul un chirurgien expérimenté pouvait extraire cette pointe.
La pointe, ainsi figée dans la peau, infecte le patient et il a, presque toutes ses chances de mourir de cette infection quelques jours plus tard.

6)[b]Les lames tranchantes:



Le procédé est identiques à celui du barbillon. Les lames tranchantes provoquent de
graves blessures qui s'infectent et, sans soins convenables, la victime
meurt d’hémorragies internes.

------------------------------------------------------------

[b][u]Leur extraction:


Au point de vue des organes qu’elles atteignent, on peut les diviser en deux classes.

*Ou bien elles atteignent des organes importants ayant des cavités,comme le cerveau, le coeur, le
foie, les poumons, les intestins,les reins, la vessie, etc.
Si une flèche pénètre dans l’un de Ces organes et que vous voyons apparaître les signes de mort,
il faut vous abstenir d’en pratiquer l’extraction.
Le plus souvent, en effet, ces cas sont mortels.


*Si vous on ne voit pas apparaître ces symptômes fâcheux,et que la flèche n’ait pas pénétré
dans la profondeur des organes, il faut l’extraire et panser la blessure.

-Tels sont les symptômes qui se présentent quand une flèche a pénétré dans le
cerveau en traversant le crâne et la membrane qui recouvre le cerveau.

Il survient une violente céphalalgie,de l’étourdissement, du vertige,
l’injection et l’inflammation des yeux, la rougeur de la langue, des convul­sions, la perversion de
l’intelligence, des vomissements biliaires ; souvent il s’écoule du sang
par les narines ou par les oreilles;
souvent la parole est coupée et la voix fait défaut.
Il s’échappe aussi de la plaie quelque chose de blanc et de mou comme de la bouillie,
ou bien encore comme de la lavure des chairs.
Si l'on voit apparaître ces symptômes, on s'abstient de
tout traitement et on ne cherche pas à extraire la flèche si elle ne sort pas d’elle même.



-Tels sont les symptômes quand la flèche est tombée dans le cœur.
Elle a pénétré près de la mamelle gauche.
On sent qu’elle est fixée dans un corps solide et non pas dans le vide souvent la
flèche a des mouvements pareils aux mouvements pulsatoires ;
un sang noir s’écoule de la blessure; les extrémités se refroidissent,il survient une sueur froide et
l’évanouissement.La mort est alors inévitable.

-Tels sont les symptômes de la pénétration de la flèche dans les
poumons:

Du sang écumeux s’échappe de la blessure ; les vaisseaux du cou se
gonflent, le malade change de couleur(il devient cyanotique,dans les bouts des ongles,les lèvres),
sa respiration est haute et il cherche à respirer un air frais.

-Si la flèche atteint la membrane (le diaphragme ) qui se trouve dans la poitrine ,
son entrée sera rapprochée des fausses côtes, la respiration sera haute
et s’accompagnera d’une violente douleur il y aura de l’anhélation
et des mouvements de toutes les parties situées entre les épaules.

-Si la flèche a pénétré dans le foie, il surviendra une violente douleur et il s’échappera de la
blessure du sang dont la rougeur rappellera celle du foie.

-Si la flèche a pénétré dans l’estomac , souvent il s’échappera de la blessure des aliments non
digérés et le diagnostic sera facile.

-Si la flèche a pénétré dans l’abdomen et s’y est fixée, s’il s’échappe de
la plaie des matières stercorales,des portions d’épiploon, des intestins dilacérés,
alors il ne faut songer ni au traitement ni à l’extraction de la flèche.
Si la flèche a pénétré dans la vessie,de manière à laisser couler
l’urine et à sortir en partie, le malade souffrira violemment et sera dévoué à la mort.

-Quant aux autres parties du corps telles que la face, le cou, la gorge,
l’épaule, le bras, l’épine dorsale, la clavicule, la cuisse,la jambe, etc.
, la guérison
est généralement possible, si la flèche n a rencontré ni artère ni
nerf, et si elle n’est pas empoisonnée.

En temps qu’infirmière,il est conseille de laisser le malade dans la position où il
était quand il a reçu la flèche,cette position étant plus avantageuse si cela nous est impossible,
A de faux le poser, dans un position confortable.

Surveiller les paramètres tels que:

-a)les saignements:hémorragie ou pas.
Dans se cas procéder a la cautérisation par le chaud.
Ou par la pression pour favoriser l’hémostase si la plie n'est pas profonde.

-b)Son état de conscience,respiration,avant de lui administrer les antalgiques.
Pour ne pas masquer des symptômes.

-c)Toile des mains,ensuite celle de la plaie, ainsi que des instruments qu'on utilisera.


-----------------------------------------------------------------
Procédure d' extraction:

Analgesie:jus de jusquiame, jus de mandragore, jus de graine de laitue, opium, ciguë et hyoscyamus.
ou du pavot

Cas 1:
Quand on doit extraire la flèche du côté opposé à celui par lequel elle est entrée ,
il peut se présenter deux cas ou bien une portion de la flèche est déjà sortie ;
ou bien on sent la pointe sous une saillie de la peau qu’elle soulève.
Il faut inciser en forme de croix assez largement pour donner passage aux tenettes,
on tire alors et on l’extrait facilement.
Évidement qu'il faux se garder et surveiller de pas intéresser
une veine. un nerf ou un tendon.
On doit s'employer de garder toutes les précautions possibles
pour dégager la flèche avec prudence.


Cas 2:
Si la flèche était empoisonnée,on enlève toutes les chairs avec lesquelles elle aura été en
contact, si cela est possible.on fait des pansements ensuite
avec des médicaments convenables.


Cas 3:
Si la flèche a pénétré dans la poitrine, dans l’abdomen, dans la vessie ou dans le flanc, mais
peu profondément et de manière à être perçue avec le stylet si l’incision est possible,
il faut inciser, en ayant soin de n´intéresser ni veine ni nerf, puis on l’extraira.
On appliquera une ligature sur la plaie, s’il est nécessaire, ensuite on pansera
jusqu’à la guérison.
Pour extraire les flèches on utilisera des pinces dont les extrémités
ressemblent à un bec d’oiseau[tenailles d'Abulcasis]
. Elles seront cannelées comme des limes, afin qu’en saisissant une flèche ou tout autre chose, on
ne la lâche pas. On en aura de toutes dimensions suivant les dimensions de la
flèche et de plaie.


On peux utiliser également des repoussoirs impulsoirs, creux ou pleins ce dernier aura
l’extrémité pleine comme un stylet,pour faciliter son introduction et son
action sur les flèches creuses.



Une fois la flèche dégagée,on appliquera des solutions a base des plantes,anti-hemmoragiques et antiseptiques en prenant soin d'utiliser des bandes propres en lin.
On s’occupera que le blesse soit bien hydrate,installe confortablement.
On se lavera les mains,avant de changer ces pansements tous les jours.
En suivant son évolution.
J'ajouterais que souvent les plaies sont si dangereuse,que selon les écrits,la mortalité est élevée.
Au chevet du malade,je prierais de tout mon âme,au Plus Haut et a Santa Caterina da Urbino,
patrona d'Italia e dell'arte medica (patrone de L'Italie et des Medecins)


Sources:
http://silmarien.forumactif.org/t1242-l-extraction-des-fleches
http://barbillons.canalblog.com/archives/2008/09/03/10449075.html
http://www.musees-midi-pyrenees.fr/musees/musee-de-millau-et-des-grands-causses/collections/prehistoire-des-causses/-/blessure-par-pointe-de-fleche/

http://www.guerriers-avalon.org/index.php?id=docs&cat=civil&page=chirurgie

http://www.ombres-et-lumieres-du-moyen-age.net/pages/medecine/les-chirurgiens-barbiers.html

http://anthropologie-et-paleopathologie.univ-lyon1.fr/HTML/HTML/La%20th%C3%A9rapie%20des%20blessures%20au%20MA_%20htm.html

http://anthropologie-et-paleopathologie.univ-lyon1.fr/HTML/HTML/La%20mati%C3%A8re%20m%C3%A9dicale%20m%C3%A9di%C3%A9vale.htm

http://raoul.perrot.pagesperso-orange.fr/la%20matiere%20medicale.htm

http://www.armae.com/blog/soigner-une-blessures-par-fleche-dans-lantiquite-et-a-lepoque-medievale.html

http://www.ombres-et-lumieres-du-moyen-age.net/pages/medecine/les-chirurgiens-barbiers.html

http://anthropologie-et-paleopathologie.univ-lyon1.fr/HTML/HTML/Page%20image%20fl%C3%A8ches.html
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